Les habitants des quartiers de la politique de la villeLa pauvreté côtoie d’autres fragilités

Les habitants des quartiers de la politique de la villeLa pauvreté côtoie d’autres fragilités

Les conseils citoyens dans lévolution de la démocratie participative

Les conseils citoyens dans lévolution de la démocratie participative Un dossier très intéressant, plein de ressources et podcast à écouter, de France culture qui retrace l’historique de la démocratie participative. https://www.franceculture.fr/histoire/de-1791-nuit-debout-une-breve-histoire-du-mot-democratie-participative De 1791 à « Nuit debout », une brève histoire du mot « démocratie participative » 12.04.2016

Dans un Dossier France culture pour le souvenir ? Faut-il confier la démocratie au peuple ?

Dossier France culture pour le souvenir ? Faut-il confier la démocratie au peuple ? 12.04.2016 https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/faut-il-confier-la-democratie-au-peuple Pour évoquer à nouveau le mouvement Nuit debout, mais aussi la pratique du référendum, la crise de la démocratie participative, les initiatives citoyennes en faveur des primaires pour 2017…

Le « Port Huron Statement » du Students for a Democratic Society (SDS) : entre idéalisme démocratique et programme politique novateur

Introduction : vers un mouvement contestataire étudiant
Auteur et théorie politique
Approche thématique du « Port Huron Statement », document novateur et rejet de la politique américaine

Portée du « Port Huron Statement » : programme politique de toute une génération – Démocratie américaine

Introduction : vers un mouvement contestataire étudiant
Le Students for a Democratic Society (SDS), mouvement-phare des étudiants appartenant à la Nouvelle Gauche contestataire des années soixante, était le successeur de l’Intercollegiate Socialist Society (ISS), organisation d’étudiants fondée en 1905 par Upton Sinclair, Clarence Darrow et Jack London. En 1913, l’ISS comptait des chapitres sur 64 campus américains. En 1917, elle changea de nom pour devenir la League for Industrial Democracy (LID) et compta plus de 3 000 membres en 1931, présents sur plus d’une centaine de campus. Durant les années cinquante, la LID, conformément à la décision de son bureau central, autorisa l’arrivée de non-étudiants, en particulier de travailleurs, en son sein (Semidei, 38-40). L’idéologie de la LID mettait l’accent sur un socialisme plus démocratique privilégiant une doctrine libertaire d’ordre civique qui se démarquait ainsi du communisme, jugé trop sectaire et exclusif. Progressivement, elle tenta de se donner une image à la fois plus jeune et plus séduisante qui devait inciter les étudiants à rejoindre la Student League for Industrial Democracy (SLID). Cette décision stratégique d’élargir le recrutement se solda par l’affaiblissement de l’organisation. En effet, les causes que ces deux groupes s’employaient à défendre étaient trop diverses, d’où un certain désordre dans leurs actions. Il s’agissait aussi bien de lutter contre la pauvreté, le chômage, le racisme et pour les droits civiques, que contre l’impérialisme américain ou la politique extérieure menée par Washington. Vers la fin des années cinquante, les deux groupes étaient en perte sensible de notoriété et s’affaiblissaient de façon inquiétante. La SLID décida donc de renaître de ses cendres, et sa métamorphose devint réalité lorsqu’en janvier 1960 elle prit le nom de Students for a Democratic Society. La première préoccupation du SDS fut de recruter de nouveaux étudiants afin de se constituer une base saine, dynamique et active, et montrer qu’un souffle nouveau l’animait. Dès lors, le SDS s’efforça de se présenter comme un mouvement soudé, plus homogène, qui se voulait crédible et déterminé. Les membres du SDS qui se réunirent en juin 1962 à Port Huron (Michigan) dans les locaux du syndicat des camionneurs (United Auto Workers) se sentaient impliqués dans le combat des Noirs. Parmi eux, Thomas Emmet (Tom) Hayden avait soutenu les Noirs dans le Sud et milité pour qu’ils soient traités avec les mêmes égards que les Blancs. Sa femme Sandra, qui était elle-même membre actif du Student Non-Coordinating Committee (SNCC), l’avait entièrement converti à la cause noire. Le but de la convention était d’adopter après analyse, discussion et refonte, le texte sur lequel Hayden travaillait depuis plusieurs mois : « The Port Huron Statement » (PHS). Ce document devint immédiatement le manifeste du SDS et le texte majeur de la Nouvelle Gauche américaine. Le thème-clé abordé par Hayden était la démocratie de participation (« participatory democracy »), thème qui allait devenir le credo de la Nouvelle Gauche.

Les ZUS franciliennes : un paysage contrasté Yoann Musiedlak, Insee Ile-de-France

E n 2006, plus d’un Francilien sur
dix réside dans l’une des 157
zones urbaines sensibles (ZUS)
que compte la région, soit 1 278 300
personnes au total (➩■ Politique de la
ville) ✎❶. Ces quartiers prioritaires sont
localisés dans des zones particulièrement
touchées par la précarité sociale et
la pauvreté. Ainsi, près d’un Francilien
résidant en ZUS sur quatre habite en
Seine-Saint-Denis. C’est également dans
ce département que la part de la population
résidant en ZUS est la plus importante,
20 % contre 6 % à Paris.

Bien qu’elles soient toutes confrontées
à une forte précarité, les ZUS franciliennes
présentent une grande diversité
de situations. Elles peuvent toutefois
être réparties en cinq groupes homogènes,
au regard de critères comme le niveau
et la répartition des revenus ou les
parcours d’insertion professionnelle
✎❷. Ce classement prend également en
compte les caractéristiques de la commune (➩■ Méthodologie). Le groupe
A est composé des ZUS les plus en difficulté.
Le groupe B est moins confronté
à la précarité sociale mais
davantage que la moyenne des ZUS
franciliennes. Les ZUS du groupe C
sont moins en difficulté que la

moyenne des ZUS franciliennes.
Quant au groupe D, il rassemble les
ZUS relativement les moins en difficulté.
Enfin, les ZUS du groupe E se distinguent
par une forte densité médicale et
un faible parc HLM : il s’agit essentiellement
des ZUS situées à Paris.

Les ZUS franciliennes :
un paysage contrasté

L’Ile-de-France compte 157 zones urbaines sensibles. Les 1,3 million de personnes habitant
ces territoires prioritaires de la politique de la ville rencontrent des difficultés importantes.
Ces territoires connaissent cependant des réalités diverses. Cinq groupes homogènes
de ZUS ont été identifiés à partir des caractéristiques en termes de revenu, d’insertion
professionnelle ou de couverture sociale de leurs habitants. En particulier, deux d’entre eux
rassemblent les ZUS les plus en difficulté. Ils regroupent plus de 56 % de la population
francilienne vivant en ZUS.
Yoann Musiedlak, Insee Ile-de-France